Plaidoyer pour une politique publique en faveur des communs numériques - Libre à lire !
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Compte rendu : atelier "IA et contributions open source : comment concilier innovation et qualité ?" — Portail du numérique ouvert
Souveraineté numérique : De l’urgence d’organiser la coopération entre le public, le privé et les communs numériques | Conseil de l’IA et du numérique
LaSuite, EDIC, bâtir une souveraineté numérique en urgence, c’est possible !
Démonstration limpide.
La section questions-réponses apporte également des éclairages importants. Le seul point qui me semble essentiel et qui n'a pas été abordé est le comment faire la bifurcation de Microsoft Office 365 à la LaSuite tout en conservant les données historiques des organisations. Bien que pour les nouveaux usages Docs, Grist soient meilleurs, plus adaptés, plus simples, que Microsoft Word et Microsoft Excel, ça j'en suis convaincu pour avoir testé. Il n'empêche que s'il n'y a pas la possibilité de repartir de documents historiques, notamment dans un cadre réglementaire strict (banque, énergie, ...) je ne vois pas bien comment transformer les usages. Pour répondre à cette question Pierre P. nous dit qu'il n'a plus Word sur son ordinateur depuis deux ans. Certes, cependant moi non plus en tant que technicien (administrateur système/développeur) je me débrouille pour ne pas avoir à utiliser ce logiciel des enfers. Alors que c'est le logiciel par défaut utilisé dans mon entreprise, et que je suis régulièrement en contact avec d'autres services.
Pour transformer les usages, on a besoin de conduire le changement, pour le faire accepter on a besoin de montrer que le nouveau logiciel fait mieux, est meilleur. Je qualifie ce qui est proposé est porté par LaSuite de révolutionnaire dans le sens où LaSuite bouleverse les principes établis; tend à transformer des modes de pensée, d'action, des procédés de fabrication. Et ça, même si le logiciel est meilleur et qu'à long terme l'adoption de LaSuite par une organisation permettrait de travailleur mieux, ça nécessite un accompagnement.
L'autre possibilité de bifurcation numérique vers des logiciels libres et souverains et de vouloir copier les usages des suites collaboratives propriétaire, monopolistique et hégémonique aujourd'hui utilisées. Là aussi, je trouve que c'est compliqué de faire accepter le changement car le logiciel n'est pas forcément meilleur, il ne se contente que d'approcher ou de copier le fonctionnement des logiciels propriétaires (bien que je suis d'accord il y ait des différences dans LibreOffice ou Onlyoffice vis-à-vis de Microsoft Word cela reste dérisoire, la logique de production de l'information reste centrée sur le fichier). C'est pour ça que je suis convaincu que la transformation des usages en adoptant une sortie progressive des fichiers est un des chemins si ce n'est le chemin le plus prometteur pour bifurquer de manière durable pour les utilisateur.rices.
Cependant, alors que je suis un convaincu, j'entends les inquiétudes de certain.es et j'ai encore du mal à voir comment transformer les usages vers la sortie du fichier pour des organisations et donc des personnes dépendantes de documents, données, ... historiquement sous forme de fichier, qui plus est, formaté propriétairement. Il faut que j'arrive à creuser mieux ce sujet mais j'ai pas l'impression que ce soit beaucoup discuté publiquement.
À part ça, j'ai trouvé la démonstration brillante, elle ne se contentait pas d'expliquer d'un point de vue technique les raisons du succès de LaSuite (plus performante, plus simple, ...), mais bel et bien d'un point de vue systémique en s'attardant à montrer comment est organisée la sphère productive de ces outils et quel futur est envisagé pour que cela perdure (via l'EDIC notamment).
Cela fait vraiment chaud au cœur de voir que toutes ces personnes brillantes qui travaillent depuis des années sont enfin soutenues et reconnues par le plus haut niveau de l'État avec la DINUM, par l'Union Européenne avec l'EDIC et qu'iels arrivent à tisser des liens d'intérêt commun et de production commune de manière transnationale avec le Zendis par exemple en dehors des logiques d'accaparements.